Une amélioration graduelle de la distribution de carburant se manifeste actuellement au Mali, consécutive à une augmentation significative des importations observée à la mi-janvier. Les instances dirigeantes signalent une détente notable après plusieurs semaines de fortes perturbations sur le marché des hydrocarbures.
Hausse significative des importations d’hydrocarbures
Entre le 12 et le 21 janvier 2026, le volume des importations d’hydrocarbures au Mali a connu une progression substantielle. Ces données ont été communiquées lors d’une rencontre de concertation réunissant le ministère de l’Industrie et du Commerce et les principaux actrices et acteurs du secteur pétrolier.
Impact du ravitaillement sur la distribution
Durant la période du 12 au 18 janvier, les importations se sont élevées à 40 348 300 litres de carburant, représentant l’équivalent de 875 camions-citernes. Du 13 au 21 janvier, 14 445 025 litres supplémentaires ont été acheminés, soit 317 citernes. Ces volumes ont permis d’améliorer l’approvisionnement des stations-service, avec des taux de ravitaillement estimés respectivement à 53,9 pour cent et 21 pour cent. Cette évolution a contribué à une diminution progressive des files d’attente observées à Bamako et dans d’autres agglomérations du pays.
Mesures de stabilisation du marché et défis persistants
La douzième session de dialogue entre l’État malien et les groupements professionnels du secteur a également mis en lumière des difficultés persistantes liées à la gestion des stocks et à la forte demande. Le rationnement et la constitution d’un stock de sécurité ont été réaffirmés comme des mécanismes essentiels pour assurer la stabilisation du marché.
Les autorités ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de stockage commercial, en particulier à l’approche du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une augmentation de la consommation. Depuis fin 2025, le Mali a été confronté à plusieurs épisodes de pénurie de carburant, imputables à des perturbations logistiques, à l’insécurité sur certains axes routiers et à des retards d’acheminement depuis les pays d’approvisionnement. Ces tensions ont eu des répercussions négatives sur l’activité économique, affectant les transports, la production d’électricité et certains services publics.