En réponse à la montée des défis sécuritaires dans la zone sahélienne, les États membres de l’AES mettent en commun leurs capacités militaires pour lutter de manière coordonnée contre le terrorisme, soit une armée de 5000 soldats. Une décision prise après avoir quitté le G5 Sahel et rompu avec la #CEDEAO.
Dans un environnement de transformations géopolitiques profondes au Sahel, caractérisé par le retrait progressif du #Mali, du Burkina #Faso et du #Niger du G5 Sahel, ainsi que par des tensions avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Alliance des États du Sahel montre ici sa volonté d’assurer la sécurité de leurs concitoyens et de créer un espace sûr de vie dans cette partie de l’Afrique où l’insécurité a longtemps régné.

Pourquoi une force de 5000 soldats ?
Le Général Salifou #Mody, ministre de la Défense du Niger, a informé, mardi, de la création imminente d’une force militaire unifiée de 5000 hommes dans le cadre de l’Alliance des États Saheliens
Le général Mody a évoqué l’importance stratégique de l’AES, dont l’espace de défense s’étend désormais “de Rosso à la frontière de la Mauritanie” et “jusqu’aux frontières de la Libye”. Cette évolution favorise une coordination accrue entre les forces armées des pays membres et représente une réponse directe aux sanctions de la CEDEAO, consécutives aux recentrages politiques observés dans ces trois nations.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de réorganisation des dispositifs de sécurité au Sahel, où les trois nations cherchent à renforcer leur autonomie militaire suite à la rupture de leurs alliances avec les partenaires occidentaux et régionaux.
Le Niger, le Burkina Faso ainsi que le Mali, se sont réarmés dans le silence avec des moyens de guerre de haute technologie aérienne et terrestre. Quiconque s’attaque à eux les trouvera sur son chemin.