Le Burkina Faso a été confronté la nuit dernière à une forte tension sécuritaire, caractérisée par des alertes d’une potentielle entreprise de subversion dirigée contre le pouvoir exécutif incarné par le capitaine Ibrahim Traoré. Ces signaux d’alarme ont induit un renforcement significatif des protocoles de sécurité, tant dans la capitale, Ouagadougou, que dans la ville de Bobo-Dioulasso, impliquant une mobilisation accrue des forces armées nationales.
En réponse à cette menace appréhendée, des entités issues de la société civile, connues pour leur adhésion aux orientations du régime militaire en vigueur, ont initié des campagnes incitant à une participation citoyenne active. Ces initiatives visaient à encourager la population à se rassembler et à s’opposer collectivement à ce qui était présenté comme une manœuvre de nature à renverser l’autorité gouvernementale établie. Des barrages routiers improvisés ont été érigés par des citoyens, traduisant une volonté manifeste de préserver l’ordre constitutionnel.
La securité renforcée à Ouagadougou
Parallèlement, des mesures de sécurité renforcées ont été déployées au sein des institutions militaires. Plusieurs garnisons ont été placées en état de vigilance maximale, tandis que des déploiements tactiques ont été observés sur des sites stratégiques et des infrastructures critiques à travers le territoire national. Ces mouvements de troupes avaient pour objectif de dissuader toute action hostile et de garantir le contrôle des points névralgiques du pays.
Selon des sources médiatiques réputées proches du gouvernement du capitaine Traoré, des arrestations ont été effectuées en relation avec cette tentative de déstabilisation. Ces mêmes sources ont également fait état de la découverte de caches d’armes et de munitions de calibre important, corroborant ainsi l’hypothèse d’une conspiration visant à renverser le gouvernement par la force. Bien que les autorités n’aient pas encore diffusé d’informations officielles concernant le nombre précis de personnes interpellées ni sur la nature des preuves matérielles saisies, l’atmosphère demeure tendue.
Paul-Henri Damiba, est cité comme le présumé cerveau
L’ancien président de la Transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été désigné par certains organes de presse comme le principal cerveau présumé de cette tentative de coup d’État avortée. Cette accusation intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes et de spéculations récurrentes sur d’éventuelles manœuvres visant à déstabiliser le régime en place. Il est impératif de souligner que ces allégations n’ont pas été formellement validées par les autorités compétentes, et que l’implication du lieutenant-colonel Damiba reste sujette à vérification.
En signe de soutien au capitaine Traoré, une mobilisation populaire significative a été observée, avec des centaines de partisans occupant des sites stratégiques et des places publiques à Ouagadougou et dans d’autres villes du pays. Cette démonstration de force visait à réaffirmer la légitimité du régime en place et à décourager toute nouvelle tentative de déstabilisation. Il est pertinent de rappeler qu’en septembre dernier, des militaires avaient déjà été appréhendés pour un projet similaire de subversion, soulignant la persistance d’une instabilité politique au Burkina Faso.