Le 22 janvier 2026, un événement marquant a eu lieu à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody : la signature d’une convention de coopération ambitieuse avec l’Université Toulouse Capitole. Cette alliance stratégique, scellée au cœur de la salle du conseil de la présidence, promet d’impulser une nouvelle dynamique dans les échanges académiques et la recherche entre les deux institutions. Les professeurs Ballo Zié et Hugues Kencfack, respectivement présidents des deux universités, ont apposé leurs signatures au bas d’un document qui se veut un catalyseur de progrès et d’innovation.
Mobilité étudiante et enseignante au cœur de l’accord
Cette convention de coopération s’articule autour de trois piliers fondamentaux, avec un accord-cadre central qui définit les grandes orientations de ce partenariat. Il ambitionne de tisser des liens étroits dans les domaines de la formation, de l’enseignement, de la recherche, de la gouvernance, de la documentation et de la publication de travaux conjoints. Ce cadre général est complété par deux conventions spécifiques qui précisent les modalités de mise en œuvre de cette collaboration.
L’une de ces conventions se concentre sur la mobilité des enseignant·e·s-chercheur·euse·s, des chercheur·euse·s et des personnels administratifs et techniques. Elle prévoit la possibilité pour chaque université de déléguer deux enseignant·e·s ou agent·e·s par an, favorisant ainsi l’échange d’expertise et de bonnes pratiques. L’autre convention spécifique est dédiée à la mobilité des étudiant·e·s dans les disciplines du droit, de l’administration et de la communication. Dans ce cadre, trois étudiant·e·s par institution bénéficieront chaque année d’une opportunité de séjour d’études à l’étranger, enrichissant ainsi leur parcours académique et leur ouverture sur le monde.
Un engagement financier partagé pour un partenariat durable
Sur le plan financier, la convention stipule que chaque université prendra en charge les dépenses liées à la mobilité de ses propres bénéficiaires. Cet engagement mutuel témoigne de la volonté des deux institutions de s’investir pleinement dans la réussite de ce partenariat. La convention est conclue pour une durée initiale de cinq ans, avec une clause de renouvellement possible après une évaluation conjointe. Cette clause permet de s’assurer que le partenariat répond toujours aux besoins et aux attentes des deux parties. Les deux parties ont également convenu d’un règlement amiable des différends, privilégiant ainsi le dialogue et la concertation en cas de difficultés. Enfin, les accords seront exécutés dans le respect des règles relatives à la protection des données à caractère personnel, à la propriété intellectuelle et à la confidentialité, garantissant ainsi un cadre éthique et responsable pour cette collaboration.
Une opportunité unique
Pour le professeur Ballo Zié, président de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, cette coopération représente une opportunité unique de propulser son institution vers de nouveaux sommets. Il a déclaré que les accords conclus renforceraient les relations universitaires entre les deux établissements et ouvriraient des perspectives concrètes en matière de mobilité, de recherche conjointe et de co-encadrement de thèses et de mémoires. Il a également souligné que ce partenariat réaffirme la volonté commune des universités de contribuer à la production du savoir, au service du développement, de l’intégration académique internationale et du progrès scientifique. Le professeur Ballo Zié a également tenu à remercier le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour son soutien et son engagement en faveur de la coopération universitaire.
Le début d’une relation stratégique
De son côté, le professeur Hugues Kencfack, président de l’Université Toulouse Capitole, a exprimé son enthousiasme quant à la promesse d’une coopération fructueuse et durable. Il a insisté sur le fait que la signature de ces accords ne se limitait pas à une simple formalité, mais qu’elle marquait le début d’une relation stratégique entre deux universités partageant une vision commune de l’enseignement supérieur et de la recherche. Selon lui, cette vision est fondée sur l’excellence académique, la responsabilité, l’ouverture internationale, l’innovation et le dialogue entre les cultures. Il a également souligné que la coopération universitaire internationale n’est pas une option, mais une nécessité, une obligation intellectuelle, humaine et stratégique, car l’université est un lieu de circulation des idées, des savoirs et des personnes, un carrefour de rencontres et de transformation.