Le Sénégal jubile de joie. Au terme d’une confrontation épique, les Lions de la Teranga ont terrassé l’Égypte (1-0), décrochant leur billet pour la finale tant convoitée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Un éclair de génie signé Sadio Mané a suffi à percer le verrou égyptien, propulsant le Sénégal vers un affrontement décisif face au vainqueur du choc Maroc-Nigéria.
Le piège Égyptien : un bloc impénétrable ?
Dès le coup d’envoi, l’Égypte a dressé une muraille défensive, étouffant les ambitions sénégalaises. Les Lions, privés d’espaces, ont dû se contenter de longs ballons et d’initiatives individuelles, se heurtant à un bloc compact et discipliné. Les rares incursions égyptiennes, elles, manquaient de mordant, laissant le match s’enliser dans un faux rythme. Pape Gueye a bien tenté de débloquer la situation, mais sa frappe croisée a été brillamment détournée par un Mohamed El Shenawy vigilant. La frustration montait, symbolisée par l’absence de tir égyptien durant toute la première période et le carton jaune récolté par Habib Diarra, synonyme de suspension pour la finale.
Imbroglio tactique : la tension à son comble
La seconde mi-temps a confirmé l’impasse tactique. Les deux équipes, rivalisant d’intensité, se sont neutralisées, chacune s’appuyant sur ses forces. L’Égypte, repliée en défense, laissait planer le doute sur sa stratégie offensive, tandis que le Sénégal, patient, s’installait dans le camp adverse, sans parvenir à trouver la faille. Iliman Ndiaye, par ses dribbles et sa vivacité sur le flanc droit, a bien tenté de dynamiser le jeu sénégalais, mais la défense égyptienne restait intraitable. Le chronomètre tournait, la tension était palpable, chaque duel se disputait avec une énergie décuplée.
Le rugissement de Sadaio Mané : la délivrance finale.
L’étincelle est finalement venue de Sadio Mané. Jusqu’alors discret, l’attaquant sénégalais a surgi à la 78e minute pour libérer les siens. Sur une action confuse, consécutive à un tir contré de Pape Matar Sarr, le ballon est revenu dans les pieds de Mané. D’une frappe sèche et précise de l’extérieur de la surface, il a trompé El Shenawy, masqué par ses propres défenseurs (1-0). Le stade a explosé, vibrant d’une joie indescriptible. L’Égypte, contrainte de se découvrir, a laissé des espaces. Pape Gueye, lancé en profondeur, a manqué le cadre de peu. En fin de match, les Pharaons ont jeté toutes leurs forces dans la bataille, mais Edouard Mendy, impérial dans ses cages, a repoussé une frappe dangereuse d’Omar Marmoush. Le score est resté inchangé. Le Sénégal est en finale, porté par son leader charismatique, Sadio Mané, et rêve désormais d’une deuxième étoile continentale.