Annoncée ce jeudi, la nouvelle équipe gouvernementale ne comprend pas l’ancien ministre des Affaires étrangères et porte-parole du gouvernement. Dans un message au Président de la République, il souligne son expérience de presque cinq ans à la tête de la diplomatie tchadienne.
« J’ai consacré tout mon dévouement et ma passion au Tchad ». C’est ainsi qu’Abderaman Koulamallah a réagi à son départ du gouvernement, dans un message succinct adressé au Président de la République.
La décision de son départ intervient après une période de grande intensité pour la diplomatie tchadienne, notamment en raison de la dénonciation des accords militaires avec la France et de la gestion de plusieurs crises, y compris la récente attaque du palais présidentiel, où il a joué un rôle clé dans la communication officielle du gouvernement.
Acteur clé de la diplomatie tchadienne ces dernières années, il quitte son poste après avoir exercé ses fonctions pendant quatre ans en tant que ministre des Affaires étrangères. « C’est avec une conscience tranquille que j’agis », indique l’ancien ministre dans son message, tout en réitérant son « dévouement constant » à l’égard du pays.
Le ministère des Affaires étrangères est désormais dirigé par le docteur Abdoulaye Sabre Fadoul, diplôme en droit à l’appui et ancien ministre sous Idriss Déby Itno. En parallèle, le rôle de porte-parole sera assuré par Ghassim Chérif, ancien politico-militaire réintégré dans le cadre de l’accord de Doha.
Cette modification notable à la tête de la diplomatie tchadienne se produit dans un environnement marqué par un réajustement des relations internationales et des réformes intérieures significatives.