La France a remis sa dernière base militaire à l’armée tchadienne. Le départ des derniers soldats français du pays marque la fin d’une présence historique dans le pays du Sahel.
Un départ organisé dans le calme
La France a remis sa dernière installation militaire à l’armée tchadienne, marquant la fin d’une présence historique dans le pays du Sahel. Ce retrait, qui a été réalisé rapidement, a eu lieu dans des conditions beaucoup moins tendues que celles observées lors des opérations au Niger en décembre 2023.

Ce jeudi 30 janvier, sous le flux ordinaire des débarquements et embarquements à l’aéroport de N’Djamena, l’A400M, marqué d’une cocarde tricolore, est apparu quasi sans attirer l’attention à son arrivée sur le tarmac, peu après midi, en vue de son décollage.
La cérémonie a été président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno
Au Tchad, départ des derniers soldats français les derniers 180 militaires français ont quitté la base Adji-Kosseï, ce qui symbolise un nouveau chapitre tant pour eux que pour la France.

Cette décision met fin à leur présence sur cette installation, qui représente la dernière empreinte militaire de Paris dans la région du Sahel et, plus largement, le point névralgique de l’engagement militaire français en Afrique subsaharienne depuis les indépendances de 1960.
La restitution de cette base, située à proximité de l’aéroport de la capitale, aux autorités tchadiennes s’est déroulée un peu plus tôt dans la matinée lors d’une cérémonie discrète entre les forces militaires françaises et tchadiennes, à laquelle les médias n’ont pas été invités.
Suite à la dernière interprétation de la Marseillaise, le drapeau français a été retiré, cédant sa place au seul étendard tchadien. Les clés de la base ont depuis été symboliquement remises par le général Pascal Ianni, commandant des forces françaises en Afrique, au général Abakar Abdelkrim Daoud, chef d’état-major.
Les nombreux citoyens tchadiens ont salué ce départ, car pour eux le depart des soldats français marque la fin d’un dicta de la puissance coloniale qui selon leur a imposé des dirigeants qui dirigé le pays d’une main de