La justice française s’estime spoliée, lésée d’un bien d’une valeur inestimable : 160 millions d’euros d’uranium nigérien. Ce sujet alimente les conversation à Paris et dans certaines villes de France. Les enquêteurs, tel des limiers, traquent une ombre, un soupçon effrayant : cet uranium, issu des entrailles de la terre d’Arlit, autrefois sous le contrôle d’Orano, le groupe français dit qu’il (l’uranium) aurait pris la route de la Russie.
Une enquête est désormais lancée, une enquête pour vol, mais pas n’importe quel vol. Un vol en bande organisée, orchestré dans un but inqualifiable : servir les desseins d’une puissance étrangère. Mille tonnes d’uranium civil, volatilisées, un mystère aussi opaque que préoccupant.
Orano exproprié des lieux
Orano, jadis maître des lieux, a vu ses droits s’évanouir, expropriés par les nouvelles autorités nigériennes. La nationalisation, un coup de tonnerre, une affirmation du droit légitime du Niger sur ses propres richesses. Mais derrière cette revendication, se cache peut-être une machination, une trahison ?
L’enquête prend une tournure rocambolesque : l’uranium, tel un fantôme, aurait transité par le Togo, via le Burkina Faso, empruntant des chemins sinueux, des zones d’ombre contrôlées par des groupes terroristes. Al-Qaïda, un nom qui glace le sang, associé à cette affaire trouble.
Le sujet alimente les debats et Niamey se radicalise
Et Paris ? Pourquoi Paris s’immisce-t-elle dans la vente de ressources nigériennes à d’autres pays ? La question brûle les lèvres, alimente les conversations, suscite la méfiance. Ce « soupçon de vol en bande organisée » brandi par Paris résonne comme une accusation, une tentative de déstabilisation. Sur place, à Niamey, la reaction de Paris, radicalise les nigeriens et le pouvoir en place. Pour certains rencontrés dans les rues de Niamey la capitale, « notre sécurité et notre prospérité dépendent de la protection de nos intérêts, de la défense de nos ressources ». L’enquête du Parquet de Paris, doit faire la lumière, et l’on se demande si Paris entend traduire en justice les coupables du « vol de l’uranium en bande organisé » ?.